Quand le monde de l’immobilier utilise la passoire thermique pour améliorer l’interdiction de location

La réglementation sur les logements énergivores a changé profondément depuis 2025, bousculant les pratiques des propriétaires bailleurs et des gestionnaires immobiliers. Ces règles visent à réduire la consommation et améliorer le confort tout en mobilisant des moyens de rénovation.


Les adaptations législatives récentes proposent des dérogations ciblées pour éviter la raréfaction du parc locatif et encadrer les obligations. Les points essentiels suivants guident la lecture.


A retenir :


  • Dérogation si travaux juridiquement impossibles pour raisons patrimoniales
  • Maintien de location si travaux votés par la copropriété
  • Exception en cas de coût manifestement disproportionné
  • Substitution du DPE collectif au DPE individuel en copropriété

Passoire thermique et interdiction de location : dérogations légales


Face aux enjeux de l’interdiction de location, le législateur a détaillé des dérogations pour limiter les sorties du parc locatif. Ces aménagements prennent en compte des blocages techniques, des décisions collectives et des disproportionnements économiques.

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Selon le ministère du Logement, environ 1,75 million de logements étaient classés G au 1er janvier 2024, soit une part significative du parc. Selon l’AFP, les superpassoires G+ étaient déjà visées par des interdictions antérieures.


La suite décrit les critères précis et illustre l’impact pour un propriétaire confronté à un refus d’autorisation patrimoniale ou à un vote de copropriété. Cela prépare l’analyse des obligations pratiques qui suit.


Cas de dérogation :


  • Travaux juridiquement impossibles pour motif patrimonial ou Bâtiments de France
  • Refus de syndic de copropriété bloquant l’exécution des travaux
  • Coût des travaux manifestement disproportionné par rapport à la valeur
  • DPE collectif supérieur à la note individuelle du logement

Catégorie DPE Seuil kWh/m².an Estimation logements concernés
G+ ≥ 450 ≈ 712 000
G > 420 et < 450 ≈ 1 750 000
F 330–420 ≈ 2 500 000
E 250–330 partiellement concerné selon calendrier


« J’ai été contraint d’attendre l’accord de la copropriété pendant deux ans, sans pouvoir relouer »

Amélie R.

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Obligations des propriétaires et diagnostic de performance énergétique


En conséquence des dérogations, les obligations formelles pour louer ont été précisées afin d’éviter les contournements juridiques. Les propriétaires doivent documenter les refus et les votes, et conserver les preuves des démarches engagées.


Selon la loi Climat et résilience, l’interdiction s’applique aux contrats signés à partir du 1er janvier 2025 pour les logements G, puis à partir de 2028 pour les F. Selon le ministère du Logement, les reconductions tacites peuvent déclencher l’application de l’interdiction.


Cette section examine le calendrier réglementaire et les actions concrètes exigées du bailleur, avant d’aborder les aides et techniques pour la rénovation énergétique. Le passage suivant détaille les échéances.


Obligations propriétaires :


  • Conserver preuves de votes et refus d’autorisation
  • Fournir un DPE actualisé avant toute nouvelle location
  • Publier l’état des travaux votés en assemblée générale
  • Justifier les demandes d’aide par devis qualifiés

Échéance Catégorie visée Effet sur les contrats
01/01/2025 G Interdiction pour nouveaux baux
01/01/2028 F Interdiction pour nouveaux baux
2034 (prévu) E Possibilité d’interdiction selon évolution
2023 G+ Interdiction déjà en vigueur pour G+

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« J’ai produit tous les devis et l’agent immobilier a tout de suite compris la situation »

Marc D.

Rénovation énergétique et solutions pratiques pour bâtiments anciens


Du fait des dérogations, la stratégie de rénovation devient prioritaire pour préserver la rentabilité et la décence du logement. Les solutions techniques diffèrent selon la typologie du bâtiment ancien et les contraintes patrimoniales.


Selon des retours de syndics, la substitution du DPE collectif au DPE individuel facilite parfois le maintien en location lorsque l’immeuble a été globalement rénové. Selon l’AFP, cette règle évite la perte de nombreux logements en location.


La suite examine priorités techniques et aides financières, avec des exemples concrets pour un bailleur souhaitant sortir son logement du statut de passoire thermique. L’angle suivant porte sur le financement et la mise en œuvre.


Techniques prioritaires :


  • Isolation des combles et des murs donnant sur l’extérieur
  • Remplacement de chaudières anciennes par systèmes à haute efficacité
  • Mise en place d’une ventilation contrôlée et performante
  • Remplacement d’anciennes menuiseries par fenêtres isolantes

« Nous avons voté la rénovation collective et la ventilation a changé le confort immédiatement »

Claire B.

Source : Ministère du Logement, « Données DPE », 2024 ; Gouvernement, « Loi Climat et résilience », 2021 ; AFP, « La lutte contre les passoires thermiques », 02/01/2025.

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